Création en novembre 2027 à la Comédie de Saint-Étienne
SNEAKERS WAR ou comment la rivalité entre les frères Dassler a entraîné la création d’Adidas et Puma à l’origine du sport-business.
Résumé
Dans l’Allemagne exsangue des années 1920, Adolf et Rudolf Dassler créent la Gebrüder Dassler Schuefabrik (fabrique de chaussures des frères Dassler) dans une petite ville de Bavière, Herzogenaurach. Tandis qu’Adolf, taiseux et besogneux, développe les chaussures, Rudolf, beaucoup plus volubile que son frère, prend en charge la partie commerciale.
Les deux se complètent parfaitement et très vite s’orientent vers la confection de chaussures de sport, marché quasi inexistant à l’époque.
Lors de l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933, les deux frères adhèrent au parti nazi. Pourtant, lors des J.O. de Berlin en 1936, ils signent leur premier grand coup d’éclat commercial en chaussant le sprinteur noir américain Jesse Owens, vainqueur de 4 médailles d’or dans les disciplines-reines de l’athlétisme, ce qui leur permet de se faire connaître auprès des athlètes internationaux.
Après la capitulation allemande et le retour de Rudolf en Bavière, ce dernier est incarcéré pendant un an par l’armée américaine pour nazisme, persuadé d’avoir été dénoncé par son frère.
Le divorce devient inéluctable et les mène à la création de deux entreprises distinctes : Adidas (condensé du nom d’Adi Dassler), et Puma (surnom de Rudolf) situées de part et d’autre de la rivière Aurach. La ville d’Herzogenaurach se scinde en deux camps.
Afin de vendre plus de chaussures, les deux frères vont se livrer une lutte sans merci et transformer le sport amateur en sport professionnel puis en sport business.
De J.O. en coupes du monde, récupérant toutes les luttes notamment celles des noirs américains pour l’égalité, des milliards se brassent à l’ombre des stades.
Note d’intention
Depuis la création de Codebreakers en 2019, je cherche dans mes spectacles à mettre en avant des destins individuels s’inscrivant dans la Grande Histoire, la subissant parfois mais aussi la transformant.
Avec, à chaque fois, la volonté que ces histoires du passé puissent faire écho à des sujets de société actuels et éclairer notre présent.
J’ai depuis longtemps l’envie de traiter au plateau la question de la montée du nazisme dans les années 1930 en Allemagne mais également la thématique du sport et de ses côtés obscurs.
En 2015, en feuilletant la Revue Dessinée, je découvre « Adidas, l’Empire du Jeu », reportage de François Thomazeau et Nicoby.
Étant moi-même fan de sport (depuis mon canapé) et modeste collectionneur de sneakers, j’y découvre une histoire loin des récits glorieux habituels sur le sport mais passionnante sur les rouages économiques et politiques du capitalisme sportif.
Cette histoire familiale renvoie à plusieurs éléments de notre imaginaire collectif.
On connaît tous la manière dont la ville de Vérone a été coupée en deux par la rivalité entre les Montaigu et les Capulet.
On connaît tous des exemples bibliques, mythologiques ou encore historiques de frères ennemis comme Caïn et Abel, Rémus et Romulus ou encore les frères Gallagher du groupe Oasis.
On a tous en tête des guerres de succession dans la tragédie grecque, chez Shakespeare ou encore dans des soap-opéras comme Dallas, où se mêlent batailles, complots et trahisons.
Tous ces ingrédients sont présents dans l’histoire de la famille Dassler et forment le terreau d’un argumentaire théâtral riche qui rejoint de surcroît nombre de mes préoccupations artistiques !
Vladimir Steyaert — extraits du dossier de présentation
Équipe artistique
Mise en scène : Vladimir Steyaert
Texte, assistanat à la mise en scène et dramaturgie : Alice Carré
Avec : Naïm Bakhtiar, Olivier Balazuc, Yann Métivier, Frazier Doubia Nyamsi, Jenny Tréhoux et Maï-Linh Leffray Bidous
Scénographie : Rudy Sabounghi
Création lumières : Yann Loric
Création sonore : Jean-Christophe Murat
Création vidéo : Fabrice Drevet
Costumes : en cours
Production / diffusion : Jean-Luc Weinich — Bureau Rustine
Administration de production : Lila Boudiaf — LB Productions
Durée prévue : 1 h 45
Production et partenaires
Production : Compagnie Vladimir Steyaert
Coproductions (en cours) : La Comédie de Saint-Étienne — CDN ; Théâtres en Dracénie, scène conventionnée — Draguignan ; Théâtre de Grasse ; Pôle Arts de la Scène — Friche la Belle de Mai.
Avec l’Aide au Compagnonnage Auteur et le Fonds de soutien à la création de la DGCA, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et avec le soutien de l’Ecole de la Comédie de Saint-Etienne / DIESE # Auvergne-Rhône-Alpes
En résidence au Théâtre Durance, Scène nationale, Château-Arnoux-Saint-Auban (04).
La Compagnie Vladimir Steyaert est conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et par la Ville de Saint-Étienne. Elle est soutenue au projet par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Département de la Loire. Vladimir Steyaert est artiste associé à Théâtres en Dracénie, scène conventionnée — Draguignan.